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	<description>Define Jeunes Actifs</description>
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		<title>Quelques problèmes typiques des jeunes actifs</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Jun 2011 13:19:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Être un jeune qui entre dans la vie active, c&#8217;est rencontrer des problèmes nouveaux. A la sortie de l&#8217;adolescence jusqu&#8217;à la prise complète [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Être un jeune qui entre dans la vie active, c&#8217;est rencontrer des problèmes nouveaux. A la sortie de l&#8217;adolescence jusqu&#8217;à la prise complète d&#8217;autonomie, le jeune actif traverse autant de phases que lorsqu&#8217;il est passé du statut de bébé à celui de post-adolescent.</strong></p>
<h2>De la difficulté de devenir soi</h2>
<p>L&#8217;affranchissement de l&#8217;autorité parentale est la première désaliénation que doit rencontrer tout jeune actif. Il doit s&#8217;affirmer comme une personne à part entière, libre de ses choix et responsable de sa propre vie, avec des projets qu&#8217;il a lui-même décidés. En réalité, devenir un jeune actif, c&#8217;est souvent commencer par accepter son histoire, ne plus hésiter à aller à la rencontre de soi tout en intégrant sa part d&#8217;enfance et d&#8217;adolescence. Le regard des autres est l&#8217;indicateur le plus remarquable de cet affranchissement, mais il est peut être faussé. Les parents acceptent souvent la maturité de leur enfant avec un temps de décalage par rapport à la réalité intérieure de la jeune personne en affranchissement. On s&#8217;affranchit d&#8217;abord, puis on le fait savoir. Durant ce laps de temps entre la conscience intime de &laquo;&nbsp;grandir&nbsp;&raquo;, voire de &laquo;&nbsp;vieillir&nbsp;&raquo; et celles des parents et amis qui nous voient toujours comme on était &laquo;&nbsp;avant&nbsp;&raquo;, il faut seul assumer ses changements. La dépendance financière est souvent, pour les parents, un moyen fiable de &laquo;&nbsp;retenir&nbsp;&raquo; la progression de l&#8217;émancipation. Pourtant, l&#8217;entrée dans la vie active précède souvent largement la période dans laquelle la jeune personne entre effectivement dans la vie professionnelle.</p>
<p>D&#8217;autres éléments sont à faire valoir : l&#8217;entrée dans la vie sexuelle, dans des relations plus raisonnables avec ses amis que la période adolescente, la profonde problématique du &laquo;&nbsp;mais que vais-je faire de ma vie ?&nbsp;&raquo; sont des éléments qui amènent à la vie active. Celui qui a réellement à coeur de &laquo;&nbsp;trouver sa voie&nbsp;&raquo; est déjà dans la vie active, car il entre dans un processus actif où l&#8217;avenir n&#8217;est plus déterminé par la volonté parentale, mais par la sienne. On devient donc un jeune actif en son âme et conscience, peu importe au fond la reconnaissance plus ou moins tardive de la société.</p>
<p>Il ressort de cette période, le plus souvent, des dilemmes assez vifs à l&#8217;intérieur de la conscience qui font que le jeune actif quitte le monde souvent assez confortable de la minorité, de la tutelle parentale pour aller vers la responsabilité. C&#8217;est souvent tellement pénible que les tensions deviennent insupportables. Décider ce qu&#8217;on va faire de sa vie à 20 ans peut vraiment être une torture. Et plus cette période de doutes, de tentatives et d&#8217;erreurs, est longue, plus le jeune actif risque de perdre confiance en lui, en son avenir, et se replier vers des choix &laquo;&nbsp;passifs&nbsp;&raquo;, les solutions de facilité : retour chez les parents, études mal adaptées pour faire croire qu&#8217;on va vers un projet pour, au fond, gagner du temps, parfois même se souler avec de l&#8217;alcool, fumer du shit ou prendre des drogues dures. Ce sont naturellement des solutions factices qui allongent la période de difficultés et peuvent entraîner le jeune actif à des situations bien plus impossibles encore : dépendance durable aux parents, addictions, dépression.</p>
<p>Il est donc important de bien connaître cette période, celle du &laquo;&nbsp;jeune actif&nbsp;&raquo;. C&#8217;est la suite de la progression bébé, enfant, adolescent, période intermédiaire qui précède la vie adulte plus durable. La plupart des analyses sociologiques, et surtout l&#8217;opinion, tendent à laisser croire qu&#8217;on peut passer de l&#8217;adolescence à l&#8217;âge adulte en une saltation brutale, due à l&#8217;activité professionnelle ou à une situation de vie de couple. C&#8217;est faux. La jeunesse devient &laquo;&nbsp;active&nbsp;&raquo; lorsqu&#8217;elle confronte la révolte adolescente au principe de réalité du monde actif. Lorsque la personne accepte qu&#8217;elle ne fera pas la révolution et que la réalité professionnelle va devoir devenir une réalité, le jeune devient actif en puissance. Il ne s&#8217;agit pas tant, d&#8217;ailleurs, d&#8217;annuler purement et simplement sa capacité de révolte que de la conserver pour la mettre au service de son propre &laquo;&nbsp;destin&nbsp;&raquo;. La volonté farouche de &laquo;&nbsp;s&#8217;en sortir&nbsp;&raquo;, réussir sa vie et sortir de la dépendance parentale demande une bonne dose de révolte et une certaine forme de désinvolture. Il faut prendre le risque de changer sa réalité pour aller vers une autre, totalement inconnue le plus souvent. Le grand saut du jeune actif, c&#8217;est le transfert du &laquo;&nbsp;jem&#8217;enfoutisme&nbsp;&raquo; vers &laquo;&nbsp;jenemenfoupastisme&nbsp;&raquo;. On peut rester désinvolte et révolté comme l&#8217;adolescent typique tout en ayant la volonté de devenir un authentique adulte.</p>
<h3>Métro &#8211; boulot &#8211; dodo : ce n&#8217;est pas une fatalité</h3>
<p>Pour beaucoup d&#8217;adolescents et de jeunes presque actifs, la vie réelle est un cauchemar dont il faut retarder l&#8217;avènement. Le fait de voir la plupart de personnes se donner à fond dans un &laquo;&nbsp;boulot&nbsp;&raquo; de 7h du matin à 22 heures le soir, renoncer à la liberté de son temps pour le consacrer à un emploi et par dessus le marché s&#8217;enfoncer dans un couple avec un enfant et un chien est un horizon qui a vraiment de quoi faire peur. C&#8217;est ne pas voir que la réalité est exactement comme on la créé. Il n&#8217;est nullement nécessaire de passer sa vie comme employé par un patron désagréable ou de s&#8217;impliquer dans un couple ennuyeux avec un quotidien sans &laquo;&nbsp;délires&nbsp;&raquo;. Le bonheur qui est justement accessible aux jeunes actifs, et nombre d&#8217;entre eux le vivent, c&#8217;est au contraire de s&#8217;apercevoir que le champs des possibles est si grand qu&#8217;on peut devenir ce qu&#8217;on veut : tout est possible, on peut presque faire de soi n&#8217;importe quoi de formidable, dans les lieux les plus exceptionnels possibles. Beaucoup de jeunes actifs masculins se séparent très tardivement de l&#8217;idée qu&#8217;ils sont l&#8217;incarnation séculaire de Dieu lui-même. Il existe dans la période post-adolescente (jusqu&#8217;à 27-28 ans pour les garçons) une capacité de mégalomanie qui empêche souvent l&#8217;entrée effective dans la vie active, tant le projet de devenir un être exceptionnel ne trouve aucune correspondance dans la réalité commune. Ce n&#8217;est pas qu&#8217;il est impossible de faire de sa vie une réalité exceptionnelle et hors norme, mais faire cela de sa vie n&#8217;a de valeur que si le jeune actif passe par une période de &laquo;&nbsp;normalité&nbsp;&raquo; : il faut savoir endurer le normal pour réellement devenir quelqu&#8217;un d&#8217;exceptionnel. Celui qui naîtrait Divin n&#8217;aurait aucun mérite à être un véritable dieu sur terre. La période du jeune actif qui consiste à transférer le désir d&#8217;être un être suprême vers la volonté de construire une belle vie avec des éléments concrets peut parfois déborder dans la vie active jusqu&#8217;à très tard. Il n&#8217;est plus rare de voir des hommes de plus de 30 ans continuer à croire qu&#8217;ils sont l&#8217;incarnation d&#8217;un être transcendant. Ces personnes-là ont une volonté de puissance telle que, selon le contexte, il y a de quoi se lancer dans une belle carrière politique, dans les affaires ou dans les arts. Dans ces métiers là, il est nécessaire d&#8217;avoir une image de soi supérieure à la réalité. Ce sont souvent ceux-là qui transcendent leur réalité et parviennent réellement à créer des vies hors du commun. Le tout étant de garder &laquo;&nbsp;la foi&nbsp;&raquo; en soi, de conserver intacte la volonté de réussir.</p>
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